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Le point sur la maladie cœliaque


[17-04-2015]

Quels en sont les facteurs de risque ? Quels sont les symptômes ? Comment se fait le diagnostic ? Qu’en est-il du traitement et du pronostic ?

La maladie cœliaque est une maladie auto-immune déclenchée par l’exposition au gluten contenu notamment dans le blé, l’orge et le seigle. Elle se caractérise par une inflammation de la muqueuse intestinale, qui engendre une atrophie des villosités et mène à une malabsorption. Cette maladie est généralement sous-diagnostiquée en raison d’une symptomatologie vague ou peu marquée chez certaines personnes qui en souffrent. L’allaitement pendant l’introduction du gluten permettrait de diminuer le risque de développer une maladie cœliaque ), tout comme une durée d’allaitement prolongée ). Il existe d’autres facteurs de risque : présence d’antécédents familiaux de maladie cœliaque, diabète de type 1, certaines maladies génétiques (trisomie 21, syndrome de Turner).

La symptomatologie peut être intestinale (intolérance au lactose, malabsorption, déficits nutritionnels) ou extra-intestinale (anémie, dermatite herpétiforme, signes hépatobiliaires…). Le diagnostic se fonde sur l’association de tests sérologiques, de biopsies de l’intestin grêle et de la réponse à un régime sans gluten. Dans de rares cas, des tests génétiques peuvent être demandés.

Le traitement de la maladie cœliaque se résume à une éviction au long cours du gluten. Un régime sans gluten permet d’améliorer la qualité de vie chez les patients symptomatiques, mais il peut s’avérer difficile à suivre. Le principe est de ne pas dépasser 50 mg de gluten par jour, qui est le seuil en-dessous duquel apparaît une amélioration de la muqueuse intestinale.

Voici les conseils fondamentaux d’un régime sans gluten :

 

  •  éviter les céréales riches en gluten (seigle, le blé) et privilégier la consommation de maïs, de riz, d’avoine (non contaminée), de millet, de sarrasin, de quinoa, de sorgho, de teff…
  • privilégier les aliments sans gluten, comme par exemple les viandes, laitages, fruits et légumes, pois chiches, haricots rouges, lentilles, graines (citrouille, tournesol), tapioca…
  • faire attention aux sources cachées de gluten (contamination lors des préparations), lors des achats ou lors des sorties chez des amis ou au restaurant.
  • supplémenter éventuellement en vitamines ou en minéraux en cas de risque de déficience.

Le suivi par un diététicien peut également faire partie du plan de traitement.

En termes de pronostic, 95 % des personnes qui suivent un régime sans gluten montrent des améliorations cliniques dès les premiers jours ou les premières semaines. L’observance du régime est toutefois difficile, et les malades et leurs familles peuvent avoir besoin d’accompagnement pour maintenir une observance adéquate, les groupes de parole pouvant s’avérer utiles dans ce cadre. Environ 5 % des malades ne sont pas sensibles au régime sans gluten : dans ce cas, une consultation avec un gastro-entérologue s’impose.


Ce qu’il faut retenir :


La maladie cœliaque est une maladie auto-immune dont le traitement consiste en un régime sans gluten. Difficile à suivre sur le long terme car contraignant, il peut nécessiter un accompagnement spécifique pour favoriser l’observance. Des bénéfices sur la symptomatologie se retrouvent chez 95 % des personnes qui en souffrent.



Source : Nestle Nutripro (Pelkowski TD et al. Celiac Disease: Diagnosis and Management. Am Fam Physician. 2014 ; 89 (2) : 99-105)