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Le mal d'altitude: maux de tête en montagne


[04-07-2016]

Vous venez d'arriver en vacances : en montagne. Si vous vous réveillez le matin, avec un mal de tête et si vous vous sentez nauséeux, il y a des chances que vous souffriez de la maladie d'altitude.

De plus en plus de gens passent leurs vacances dans les montagnes comme l'Himalaya (Asie), les Andes (Amérique du Sud), les Montagnes Rocheuses (Amérique du Nord), ils débarquent immédiatement de l’avion à haute altitude. Le corps a peu de temps pour s’acclimater à l’atmosphère.

Durant les premières heures du séjour on ne sent pas l’altitude, mais à la fin de la journée, on se sent sans vie et fatigué, ceci est un des syndromes typiques de la maladie d’altitude. Beaucoup attribuent cela au long voyage, fatigant et vont donc aller se coucher. En raison de l’altitude et du changement d'environnement, on dort très mal la première nuit. Le lendemain matin, vous pouvez souffrir de maux de tête, de nausées, d’étourdissements et parfois de photophobie et d’irritabilité.
Habituellement, les symptômes restent bénins.

En très haute altitude (au dessus de 3500m) la maladie peut mettre la vie en danger.

Quels sont les causes de cette maladie ?

Le mal aigu des montagnes est causé par une adaptation insuffisante à la pression d'oxygène basse à haute altitude. Tout habitant vivant en plaine peut les rencontrer dès lors qu’il passe entre 4 et 8h au dessus de 2000 m.
La probabilité est de 25% à 3500 -4000 m, et 45% à 5000m.
Des scientifiques soupçonnent que le manque d'oxygène provoque un changement dans l'équilibre de l'eau du corps, ce qui bloquerait l'humidité. Une augmentation minimale du liquide dans le cerveau peut par exemple expliquer l'apparition de maux de tête. Les formes les plus graves de la maladie d'altitude sont associés à l'accumulation d'eau dans les poumons (œdème pulmonaire ou même OPHA: High Altitude Œdème pulmonaire) et / ou dans le cerveau (œdème cérébral, ou HACE aussi: High Altitude Œdème cérébral).

L’acclimatation

Le processus par lequel le corps s'adapte à l'environnement hypoxique est appelé "acclimatation". Cela consiste en une phase aiguë et une phase chronique.
Quand on entre dans un environnement pauvre en oxygène, on réagit immédiatement (phase aiguë) par une respiration plus rapide. La fréquence cardiaque (au repos) augmente. C’est la manière dont le corps essaie de s'adapter au manque d'oxygène dans les tissus.
Ces deux réactions sont plus prononcées au cours d’un exercice. Les personnes qui ne réagissent pas à l'absence d'oxygène par une respiration accrue ou une augmentation du rythme cardiaque (repos), semblent être plus sensibles à la maladie d'altitude.

 

La prévention

Les gens de plus de 55 ayant des soucis de cœur connus ou une maladie pulmonaire doivent consulter un médecin avant de partir en haute altitude. Les femmes enceintes devraient éviter des hauteurs de 2500m.
On peut éviter le mal d'altitude en ne montant pas trop vite et en observant quelques précautions simples.
Le jour de l’arrivée en altitude (au-dessus de 1500m), laissez votre corps récupérer du voyage. Si vous arrivez immédiatement en haute altitude (au-dessus de 2500m.), restez 2 à 3 jours à la même altitude.
Après une première adaptation, vous pouvez aller au-dessus de 3000 m. Montez maximum de 300 m par jour. Séjournez 2 nuits à chaque fois (2 à 3 jours) à la même altitude.
Buvez régulièrement et beaucoup pour éviter la déshydratation: le peu d’air est non seulement très sec, mais la respiration plus rapide, on perd plus d'humidité, en particulier pendant l'exercice.
Après consultation, votre médecin peut recommander de prendre ou non en prévention, certains médicaments (par exemple. Acétazolamide = Diamox®). Toute personne allant au dessus de 3000m d’altitude, devrait avoir de l’acétazolamide (Diamox®) dans ses bagages, et le prendre dès les premiers symptômes de la maladie d'altitude.


Le traitement

Malgré toutes les mesures préventives, vous devez être conscient que certaines personnes auront toujours le mal d'altitude. En fonction du niveau de votre mal, vous pouvez prendre les mesures suivantes :

Pour des symptômes bénins, repos pendant 1 à 3 jours. Dès les premiers signes de la maladie d'altitude, ne plus monter tant que les signes n’ont pas totalement disparus. Habituellement, les symptômes disparaissent après adaptation du corps. Les antidouleurs pour les maux de tête (par exemple : Aspirine ou paracétamol) sont ici rarement efficaces.

En cas d'aggravation (vomissements, fort maux de tête, diminution du débit urinaire, etc.), vous devez descendre au moins de 500 m et y dormir. Cela peut faire disparaître les symptômes comme neige au soleil. Dans les cas très graves, de l'oxygène et des médicaments seront à administrer.

Pour finir :
En haute altitude, il y a des risques d'hypothermie, de gelures, de coups de soleil et des problèmes oculaires (entre autres kératite UV). L’air très sec et la poussière, peuvent rendre difficile le port de lentilles de contact.
Les conséquences peuvent être des petites éraflures, la cornée de l'œil se gonfle de façon irrégulière, et la visibilité peut parfois changer de 3 dioptries (apportez vos lunettes). Cela n’est pas le cas si vous avez eu un traitement au laser.

Lors de votre séjour dans des régions éloignées, l'accès aux soins médicaux nécessaires est parfois limité!
Une raison suffisante pour une bonne préparation médicale appropriée avant de se lancer en altitude.

Sources traduites : gezondheid.be, itg.be


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